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Vivre en cage ou en voliere ?

L’espace que l’on accorde à ses oiseaux dépend de nombreux paramètres: la place disponible pour notre passion, les moyens financiers dont on dispose, l’espèce à loger, la région et son climat, le voisinage, etc.
Toutefois, il est évident que selon le logement qu’on leur accorde, la vie des oiseaux sera sensiblement différente.
En grande volière communautaire, en volière par couple ou en boxe d’élevage, chaque solution présente des avantages et des inconvénients dont l’éleveur doit tenir compte car selon sa disponibilité l’une s’avèrera plus judicieuse qu’une autre.
Afin de vous aider dans votre choix de logement nous allons ici voir ce qu’offre chaque type de logement.
I. La volière.
1). La volière communautaire.
Cette solution est souvent utilisée pour regrouper hors période de reproduction les couples ayant élevé afin de leur permettre de se défouler, de se muscler et de se maintenir sveltes jusqu’à la prochaine saison de reproduction (l’embonpoint engendrant des problèmes de fécondité).
L’espace de vol, de nombreux perchoirs de tailles variées et de nombreuses occupations permettent de solliciter les oiseaux aussi bien physiquement que mentalement, assurant leur bonne santé.
De plus la présence d’autres oiseaux (de même espèces ou cousines) permet de récréer le cycle naturel de l’année, les oiseaux formant de grandes bandes après avoir élevés leurs jeunes.
Au rang des inconvénients on peut noter que le risque de voir les oiseaux changer de partenaire existe (et pas forcément pour un oiseau de la même espèce en cas de logement en volière plurispécifique), les choix de l’éleveur ne sont pas forcément ceux des oiseaux.
La promiscuité d’espèces très différentes ou d’espèces territoriales peut faire vivre aux plus faibles un vrai calvaire, les plus forts leur prenant les meilleures places ou la première place à la mangeoire ce qui crée du stress pour tous, les plus faibles se sentent menacés et les plus forts doivent rester sur le qui-vive pour protéger leur territoire.En période de reproduction, la volière commune permet une émulation des couples, tous entrent en reproduction en même temps et le sentiment de sécurité qui résulte du groupe permet aux oiseaux timides de reproduire également.
L’espace doit en revanche être suffisant pour que chaque couple puisse définir son territoire, autrement un couple dominant peut empêcher les autres de nicher, voir s’en prendre à eux de manière violente pour faire place nette.
Un autre risque est l’hybridation, dans le cas d’espèces proches et qui pourra menacer le potentiel génétique d’espèces parfois rares en captivité.
2). La volière par couple.
Cette option est de loin celle offrant le plus d’avantages pour les oiseaux. Chaque couple dispose de son espace personnel lui assurant le calme nécessaire à la reproduction. Pour les espèces timides il est aisé de placer des pare-vues ou des plantes leur procurant une impression d’intimité. Dans le cas d’un mâle trop pressé, la femelle dispose de plus d’espace pour lui échapper qu’en cage d’élevage. Dans le cas de grandes espèces de psittacidés tels que les perroquets et les becs-crochus américains, chaque couple est très attaché à son territoire et à son nid qui peut rester accroché en permanence car il sert de dortoir et d’abri lors de la saison froide.Les inconvénients sont surtout matériels. A partir d’un certain nombre de couples l’espace nécessaire devient très important et il faut avoir les moyens de construire plusieurs logements de bonne taille. Un autre problème pouvant survenir est que le couple dispose de tant de stimulations qu’il ne pense pas à reproduire (ou du moins pour l’un des partenaires). Il peut aussi être ardu de capturer les jeunes après le sevrage quand le couple souhaite recommencer une nichée et le dérangement peut faire cesser une ponte en cours ou un début de couvaison.
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